NDA en Ille-et-Vilaine
10/03/2012 22:40 par dlr14ème_62
Nicolas Dupont-Aignan se déplacera le vendredi 9 mars en Ille-et-Vilaine.
Voici les moments où vous pouvez le rencontrer :
16h: Réunion publique au Jules Ferry, 95 bis rue d’Antrain,35000 Rennes
17h : Conférence à Sciences-Po Rennes dans l’Amphithéâtre Hannah Arendt : 104, bd de la Duchesse Anne, 35700 Rennes
Venez nombreux !
NDA invité des "Grandes gueules" sur RMC
10/03/2012 22:38 par dlr14ème_62
Vendredi 9 mars, à 12h30, Nicolas Dupont-Aignan sera l'invité des Grandes gueules sur RMC, en direct de la FNAC de Rennes.
Souffrance animale, souffrance humaine
10/03/2012 22:34 par dlr14ème_62
J’ai lu hier vos commentaires sur mon dernier billet de blog. Certains d’entre vous ont été choqués par ma prise de position sur la viande halal.
J’ai en effet indiqué de manière certes un peu brutale qu’il était surréaliste de voir notre pays se déchirer sur la gestion des abattoirs alors qu’il y avait tant d’autres problèmes non traités.
Contrairement à ce qu’ont pu penser certains, je ne suis pas insensible, loin de là, à la souffrance animale. Depuis des années d’ailleurs, je milite pour un étiquetage précis des méthodes d’abattage.
Pour autant, n’est-il pas temps aussi pendant cette campagne présidentielle de parler de la souffrance humaine et des moyens de la combattre. Il ne s’agit pas dans mon esprit d’opposer les deux souffrances mais, comme candidat à la Présidence de la République, de hiérarchiser les priorités.
Curieuse campagne, où l’on oublie la fonction qui est en jeu. Le Président de la République n’est ni Premier Ministre, ni Ministre, ni Parlementaire, il est Président ! Son rôle est d’incarner la Nation, de rassembler les Français, de définir un cap à 20 ans pour le pays, de mettre en œuvre un projet cohérent permettant de l’atteindre.
Malheureusement beaucoup l’ont oublié confondant tout. Cette confusion est d’ailleurs souvent volontairement entretenue pour éviter justement d’aborder les sujets clés et écarter le peuple français des vrais arbitrages.
Quelle politique monétaire pour échapper aux marchés financiers ? Comment défendre notre modèle social dans la mondialisation ? Dans quel secteur investir pour gagner la bataille scientifique du XXIème siècle ? Comment élever le niveau scolaire de nos enfants ? Comment rétablir la sécurité sur tout le territoire ? Comment offrir une vie digne à nos compatriotes ?
Voilà les vraies questions. Sur tous ces points, je demande aux chaînes publiques de télévision d’organiser un vrai débat entre les candidats.
Pourquoi les candidats à la primaire socialiste seraient-ils mieux traités que les candidats à la magistrature suprême ?
On nous dit qu’ils ne veulent pas débattre. Proposons leur par écrit et qu’ils osent devant le peuple français refuser la discussion et l’échange.
Pour ma part, je suis à la disposition de chacun d’entre eux pour échanger, discuter et proposer. Si le débat n’a pas lieu avant la présidentielle, il se tiendra dans la rue après.
Nicolas Dupont Aignan
http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Souffrance-animale-souffrance-humaine
Pour la France, NDA soutenu par France Bonapartiste
05/03/2012 11:54 par dlr14ème_62
L’amour de la France transcende tous les clivages partisans. Alors qu’une grande partie du destin de notre pays se jouera lors des prochaines échéances électorales, les partisans de France Bonapartiste ont décidé de soutenir Nicolas Dupont-Aignan dans sa candidature à la présidence de la République.
Les Bonapartistes, tout comme les soutiens de Jean-Pierre Chevènement qui ont décidé d'appuyer la candidature de NDA, ont bien compris qu’il faut aujourd'hui défendre l’intérêt supérieur de la nation.
Car au fond, être bonapartiste, c’est toujours défendre l’intérêt de la Patrie avant l’intérêt de son parti.
Communiqué de presse
Il est temps de laisser le passé derrière nous et de nous tourner vers l’avenir car le combat n’est pas terminé. En effet, je ne resterai pas, et France Bonapartiste non plus, spectateur de l’élection présidentielle. L’enjeu est trop important pour rester les bras croisés et regarder notre pays, comme beaucoup le souhaite, s’abandonner dans les bras de l’UMPS. Le temps est arrivé de faire un choix pour la France, pour son avenir.
Comme dans toutes les familles, il arrive un temps où des brouilles passagères peuvent venir obscurcir l’entente existante, mais celles-ci ne durent jamais bien longtemps lorsque l’on est d’accord sur l’essentiel et lorsque chacun sait reconnaitre ses erreurs et est prêt à les effacer. Oui, il faut oublier les différences minimes, les incompréhensions, parfois les égos, pour affirmer que le rassemblement sur le principe de la Souveraineté nationale, en dehors duquel il n'y a que dangers, discorde et nouveaux désastres, est la solution. C’est pourquoi il faut créer l’unité pour déjouer les tentatives funestes qui veulent nous faire croire que la France ne peut être elle-même, et former ainsi la Sainte-Alliance des patriotes ! Entre tous les défenseurs de la Souveraineté de notre pays, des gaullistes aux bonapartistes en passant par les chevènementistes, une entente commune est nécessaire et patriotique. Nous tous, défenseurs d’une certaine idée de la France, nous devons chercher à rétablir la vraie liberté basée sur les réformes qui sont la condition du salut de la France.
NDA s'oppose au servage de nos paysans au Salon de l?Agriculture
04/03/2012 09:13 par dlr14ème_62
Le 1er mars, Nicolas Dupont-Aignan a visité le Salon International de l’Agriculture pendant plus de 5 heures. Arrivé sur place dès 10h et entouré de nombreux journalistes, NDA a parcouru les stands du salon à la rencontre des agriculteurs de notre pays en compagnie, notamment, d’Alain Sambourg - agriculteur-céréalier de la Seine-et-Marne et membre de la Coordination rurale - ou d’Anne Boissel - maire de Saon dans le Calvados et productrice laitière.
Cette visite fut l’occasion d’exposer ses propositions pour l’agriculture, loin des faux semblants de l’UMP et du PS dont les lois et les traités qu’ils ont cosignés sont la cause du malaise paysan. Les agriculteurs n’attendent pas qu’on les flatte en campagne électorale puis qu’on les oublie ou pire qu’on les trahisse une fois élu. Ils veulent des propositions concrètes et immédiates afin de pouvoir vivre de leur travail. Ils veulent que les responsables politiques s’occupent de défendre leurs intérêts !
Il a ainsi pu discuter de la situation des prix du lait avec des éleveurs laitiers et plaider pour l’instauration de prix garantis afin de lutter contre le double servage qu’impose un groupe agro-alimentaire comme Lactalis et le laisser-faire économique de la Commission européenne.
Mais il a aussi défendu, auprès des éleveurs bovins, la préférence communautaire et la protection de nos marchés lorsque nous sommes autosuffisants. Une protection qui se doit d’être sanitaire pour que nos compatriotes disposent de produits de qualité. Une excellence agricole qu’il a souligné en soutenant la pomme Ariane issu de la recherche française à l’INRA d’Angers ainsi que la gestion durable de nos territoires en rencontrant le directeur général de l’ONF. Et bien évidemment, il s’est plié avec plaisir aux traditionnelles dégustations qui font tout le charme d’une visite au salon de l’agriculture.
NDA a également rencontré les responsables de la Coordination Rurale afin de leur dire son engagement à diminuer les charges qui pèsent sur les agriculteurs et d’alléger les contraintes toujours plus nombreuses qui pèsent sur les agriculteurs, notamment le « verdissement de la PAC », ces contraintes environnementales abusives qui rendent si compliqués l’agriculture dans notre pays. Il leur a présenté son tract spécial agriculture qui a été disttribué sur le salon par les sympathisants NDA 2012 (voir p.j. sur cet article).
"En exposant sa vision de l’Agriculture dans les années à venir, il a exprimé sa totale détermination à revoir la PAC dans un sens profitable à notre pays, quitte à créer une crise salutaire comme sut le faire le Général de Gaulle en pratiquant la chaise vide à Bruxelles"
Et pour aller encore plus loin dans la restauration de notre agriculture, Nicolas Dupont-Aignan a plaidé pour l’instauration d’une exception agricole à l’OMC sur le modèle de l’exception culturelle, dont les artistes français ont tant profité. Le récent succès de The Artist montre ainsi la justesse et la pertinence de la volonté d’instauration de protections afin de défendre nos secteurs stratégiques.
Les agriculteurs doivent savoir ce que propose chaque candidat et surtout ce qu’ils entendent faire de la PAC. Est-ce qu’ils la laisseront être démanteler sur l’autel d’une Europe folle soumise aux diktats de l’OMC qui considère que les produits agricoles sont une marchandise comme les autres ? Nos cultures, nos élevages et notre terroir ne peuvent se résumer à une bataille de prix dans une salle de marché à Chicago : de l’indépendance alimentaire, de la sécurité des aliments et de la qualité de notre environnement.
Cette visite fut donc l’occasion pour Nicolas Dupont-Aignan de réaffirmer que l’Agriculture sera un enjeu majeur de cette élection présidentielle et qu’il entend bien porter haut et fort la défense de ce secteur stratégique et plus largement du monde rural qui fait la richesse de notre pays.
Salon de l'Agriculture: Dupont-Aignan pour une "crise salvatrice" avec l'UE
PARIS, 1 mars 2012 (AFP) - En visite jeudi au Salon de l'Agriculture, le candidat souverainiste à la présidentielle Nicolas Dupont-Aignan s'est dit favorable à l'ouverture d'une "crise salvatrice" dans les négociations avec l'Union européenne, notamment pour les quotas sur le lait et des prix plancher garantis.
"Il faut ouvrir une crise salvatrice (...) le général de Gaulle l'a fait avec la politique de la chaise vide (1965-66) et il a gagné (...) Il n'y a aucune raison que la France se couche à Bruxelles une fois de plus", a lancé le président de Debout la République (DLR).
Accompagné de plusieurs producteurs laitiers qui venaient des Monts du lyonnais ou du Calvados, il a beaucoup insisté sur la nécessité d'avoir des "prix plancher garantis" et a dénoncé la fin prévue pour 2015 des quotas laitiers dans l'Union européenne, un système qui a protégé les producteurs français depuis 30 ans.
"La fin des quotas, ça veut dire une libre-concurrence totale et les éleveurs seront encore plus pris à la gorge", a-t-il lancé, avant de brandir un courrier de Lactalis à un producteur. "C'est le retour du servage! Lactalis envoie aux agriculteurs laitiers un engagement pour 5 ans et il n'y a pas de prix", s'est-il exclamé.
Au cours de la visite, les militants de DLR distribuaient des tracts appelant à rétablir une "préférence communautaire" européenne et à "stopper le verdissement de la PAC" (politique agricole commune), c'est-à-dire les contraintes environnementales "abusives".
Nicolas Dupont-Aignan s'est aussi prononcé pour des contrôles sanitaires sur les produits aux frontières nationales, fondés sur des critères européens."Il s'agit de dire aux Français +est-ce que vous voulez manger sain ou est-ce que vous voulez manger de la merde+?", s'est-il emporté.
Le candidat s'est montré optimiste sur l'obtention de ses 500 parrainages d'élus: "on les aura, mais c'est pas encore fait".
http://www.debout-la-republique.fr/article/nda-s-oppose-au-servage-de-nos-paysans-au-salon-de-l-agriculture
Pourquoi faut-il sortir de l'euro ?
29/02/2012 13:41 par dlr14ème_62
Aujourd’hui, après les épisodes grecs et irlandais, la sortie de l’euro n’est plus une chimère. Ce qui était inenvisageable hier est devenu inévitable. Il est donc temps de se préparer à sortir de l’euro car la dislocation de la monnaie unique pourrait arriver encore plus tôt que nous l’avions prévue. Debout la République, à l’avant-garde sur ce thème, s’est posé depuis longtemps les questions que les médias, les dirigeants politiques et le grand public se posent aujourd’hui. Si nous avons été tant critiques à l’égard de cette monnaie, c’est que nous savons qu’une autre issue est possible.
Parce que la politique pour nous ce n’est plus subir les événements mais les prévoir et s’y préparer, nous répondons aux questions légitimes que vous vous posez sur l’après euro.
1. La monnaie unique, un frein pour les économies européennes
L'euro nous protège-t-il ?
Même si la monnaie unique a eu au demeurant des effets paraissant bénéfiques, en définitive elle asphyxie notre économie. Si elle a facilité les échanges au sein de la zone, elle n’en a pas pour autant accéléré un mouvement qui lui préexistait largement. Ensuite, dans un premier temps, la convergence des taux longs a permis aux pays qui souffraient d’une forte prime de risque de réduire considérablement le coût de leur dette. Mais cette convergence s'est interrompue en 2008 et nous sommes revenus à la situation d'avant l'Euro.
Mais surtout, il convient de tordre le cou à la mystification absolument incroyable selon laquelle l’euro nous aurait protégés pendant la crise. Un simple examen des chiffres démontre clairement le contraire : la zone euro est entrée en récession dès le 2ème trimestre 2008, soit un trimestre avant les Etats-Unis. En 2009, le PIB étasunien a baissé de 2,5 %, contre 4 % en Europe et en 2010, la croissance sera de 1 % de ce côté-ci de l’Atlantique, contre 3 % de l’autre.
Et pourtant, la récession venait des Etats-Unis et y a été bien plus dure que chez nous, avec une baisse de 30 % de la valeur de l’immobilier qui a durement touché des millions de ménages. La crise aurait dû être bien plus dure aux Etats-Unis et c’est à cause de la politique européenne qu’elle a été plus forte sur le vieux continent. Et les derniers mois nous montrent bien que l’euro ne nous protège en aucun cas de la spéculation. Enfin, passons sur la protection de la Grèce ou l’Irlande…
L'euro : un choix politique, pas économique
En fait, les problèmes actuels viennent du fait que l’euro est un choix essentiellement politique. La France de François Mitterrand y voyait un moyen d’ancrer l’Allemagne dans l’Europe après la chute du mur de Berlin, qui aurait pu l’amener à regarder davantage à l’Est. L’Allemagne l’a accepté uniquement parce que la BCE est l’exact décalque de la Bundesbank. Mais surtout, tous les fédéralistes y voyaient un moyen de contraindre l’Europe à se construire sur un modèle fédéral.
Le problème est que la zone euro n’est absolument pas une Zone Monétaire Optimale, comme le définissent les économistes, à savoir une zone géographique apte à partager une même monnaie. Aucun des trois critères nécessaires n’est rempli, à savoir la convergence macro-économique, la mobilité des travailleurs et l’existence d’un budget central. Le problème fondamental est que les pays qui y participent sont des pays trop dissemblables pour partager une même monnaie.
Même une avancée fédéraliste (totalement impossible quand on constate l’état de l’opinion allemande qui propose aujourd’hui à la Grèce de vendre certaines de ses îles) ne serait pas une solution car les deux premiers critères ne seraient toujours pas vérifiés, ce qui laisserait trop de mécanismes pervers en œuvre, notamment la prime à une désinflation compétitive maladive. En outre, l’Europe n’est absolument pas un espace adapté à une construction de type fédéral.
L'euro cher
Et alors que la faiblesse du cours de l’euro a aidé les économies européennes à la fin des années 90, s’est ajouté depuis dix ans le problème chronique de sa surévaluation, qui pénalise la croissance économique des pays membres. En effet, hormis à sa naissance et pendant quelques temps (où il est descendu jusqu’à 0,82 dollar), l’euro est une monnaie dont le cours est trop élevé. Les économistes estiment que son cours normal devrait être entre 1 et 1,15 dollars à parité de pouvoir d’achat, soit encore une surévaluation de 10 à 20 % aujourd’hui (qui a atteint 50 % mi-2008 à 1,6 dollar).
Cette surévaluation a une raison simple : la politique monétaire exagérément restrictive de la BCE par rapport à la Fed, qui pousse l’euro à la hausse. L’exemple le plus frappant, dénoncé par de nombreux économistes, est la décision incroyable de juin 2008, quand Jean-Claude Trichet avait trouvé le moyen d'augmenter les taux alors que les Etats-Unis les avaient déjà abaissés de 3 points ! Cette surévaluation est un énorme handicap commercial. Par exemple, en dix ans, la France est passée d’un excédent vis-à-vis des Etats-Unis à un déficit de 5 milliards.
Et cette surévaluation encourage les délocalisations. Tout d’abord, Airbus, fleuron de notre industrie, a décidé d’augmenter la part de ses composants produits en zone dollar pour se prémunir de la surévaluation de l’euro : une partie du fuselage de l’A350 sera donc produite aux Etats-Unis. Un comble ! Les constructeurs automobiles français ont suivi le même raisonnement : ils produisaient plus de 3 millions de voitures en France en 2004. Ce chiffre est tombé à un peu plus de 1,5 en 2009…
La désinflation compétitive
Dans un régime de change ajustable ou flottant, ajuster le cours de la monnaie est un des moyens les plus efficaces pour rééquilibrer les échanges commerciaux. La monnaie des pays en déficit a tendance à perdre de la valeur (ce qui permet de favoriser ses exportations et de renchérir, et donc réduire, ses importations) alors que celle d’un pays en excédent a tendance à s’apprécier, pénalisant ses exportations et favorisant ses importations. Ce mécanisme naturel, qui contribue fortement au rééquilibrage des balances commerciales, est impossible avec l’euro.
Du coup, avec l’euro cher et des coûts salariaux à l’origine largement supérieurs à la moyenne, l’Allemagne a choisi de mener une politique de désinflation compétitive pour aider ses exportations. En effet, dans un système de parité complètement fixe, chaque point de hausse de salaire de moins que le voisin est un point de compétitivité coût de mieux qui permet de gagner la bataille commerciale. C’est ce que l’Allemagne a compris depuis le milieu des années 1990 et applique avec toute sa rigueur.
Ce blocage des salaires a permis à notre voisin d’outre-Rhin de grandement gagner en compétitivité et d’accumuler des excédents commerciaux grandissants vis-à-vis de l’ensemble de ses « partenaires » monétaires. Le problème est que cette politique a un effet dépressif important (la croissance allemande a été la plus faible de la zone dans les années 2000 – 0.8 % par an - avec l’Italie), ce qui, vu son poids économique, se transmet à l’ensemble de la zone.
Pire, ce comportement bien peu collectif a toutes les chances de pousser les autres pays à adopter la même politique de rigueur salariale absolue pour ne pas perdre en compétitivité. Mais déjà que cette politique avait un impact extrêmement négatif quand elle était uniquement poursuivie par l’Allemagne, elle pourrait se révéler désastreuse si davantage de pays y cédaient, car cela réduirait encore le potentiel de croissance d’une zone qui n’a déjà pas brillé dans ce domaine depuis 10 ans…
Une même politique pour des réalités différentes
Mais ce n’est pas tout. L’autre problème majeur de l’euro est d’imposer une même politique monétaire à un ensemble de pays aux réalités trop disparates. Autant les taux sont généralement trop élevés pour des pays comme la France et l’Allemagne, autant ils ont longtemps été trop faibles pour des pays à croissance et inflation plus fortes. Un taux d’intérêt de 4 % était bien trop faible pour une Irlande dont la croissance nominale du PIB flirtait avec les 8 % ou même pour l’Espagne ou la Grèce.
En effet, si on prend le cas de l’Espagne, pays qui avait un excédent budgétaire au milieu des années 2000, c’est bien l’euro qui a provoqué la bulle immobilière et le krach qui a suivi. En effet, les taux courts, à 4 % alors que la croissance nominale de l’économie (croissance + inflation) dépassait les 6 %, étaient trop bas, poussant tout le monde à investir. Si le pays avait pu mener une politique monétaire indépendante, nul doute que sa banque centrale aurait monté les taux et limité la bulle et le désastre consécutif.
L'alternative de la monnaie commune
Mais alors, que fait-on après la monnaie unique ? Il suffit de faire de l’euro la monnaie commune de l’Europe, en réintroduisant des monnaies nationales qui permettront des ajustements de parité et à chacun de mener des politiques indépendantes. En outre, cela rendrait caduques les politiques de désinflation compétitive, ce qui pousserait sans doute l’Allemagne à adopter une politique plus tournée vers la croissance que vers le contrôle des salaires. Mieux, un tel euro pourrait déborder du cadre européen pour devenir un véritable rival du dollar.
Mais est-ce possible ? Bien sûr puisque nous avons réussi le passage à la monnaie unique il y a quelques années. En outre, nous avons les précédents tchécoslovaques et yougoslaves où l’éclatement de ces deux pays a été suivi du passage à de nouvelles monnaies nationales. Il y a donc des précédents récents. Mieux, comme le souligne Christian Saint Etienne, le maintien de signes nationaux sur les billets et les pièces permet d’imaginer un passage rapide.
Certains agitent le spectre d’une explosion des taux d’intérêt en France, mais cela est malhonnête. Malgré le déficit le plus élevé du G7, la Grande-Bretagne arrive toujours à se financer à des taux raisonnables. D’autres avancent que la dette deviendrait ingérable en cas de dévaluation. Pas faux, sauf si comme nous le proposons les gouvernements imposent une conversion en monnaie nationale avant la dévaluation. En outre, en reprenant le contrôle de notre monnaie, nous pourrions également monétiser notre dette, comme le font les Etats-Unis et la Grande-Bretagne depuis le début de la crise. Il est en effet aberrent d’emprunter à 3 % alors que la BCE prête aux banques à 1 %.
Surévaluation, compression de plus en plus forte des salaires et de la croissance, divergences économiques entre pays membres, encouragement des bulles, impossibilité d’ajuster les déséquilibres commerciaux : la monnaie unique est une catastrophe économique dont il faut sortir, vite !
Relisez également les discours de Nicolas Dupont-Aignan prononcés à l'Assemblée Nationale et lors des Universités d'été de Debout La République en téléchargeant le PDF "Discours NDA euro" ci-contre.
NDA sur I Télé
29/02/2012 12:58 par dlr14ème_62
Vendredi 2 mars à 7h45, Nicolas Dupont-Aignan sera invité sur I Télé où il répondra aux questions de Christophe Barbier.
NDA invité sur LCI
29/02/2012 12:57 par dlr14ème_62
Jeudi 1er mars à 7h45, Nicolas Dupont-Aignan sera l'invité politique de LCI, où il répondra aux questions de Julien Arnaud
NDA au Salon de l'Agriculture
29/02/2012 12:55 par dlr14ème_62
Nicolas Dupont-Aignan rendra visite au monde agricole au salon de l'Agriculture, le 1er mars prochain, rendez-vous incontournable de la classe politique en campagne.
Dès 10h, il débutera une visite de plusieurs heures à la rencontre des agriculteurs et des éleveurs de toute la France, dans les différents pavillons du salon.